vendredi 10 septembre 2021

Dans mon pays personne n’est né, personne ne meurt.


Question : Imaginez qu’on vienne vous annoncer ma mort. Quelqu’un vous dit : « Vous connaissiez un tel, il vient de mourir ». Quel serait votre réaction ?

Maharaj : Je serai heureux de vous savoir à nouveau chez vous. Je serai profondément heureux de savoir que vous avez quitté toute cette folie.

Question : Cette folie ?

Maharaj : Folie de penser que vous êtes né et que vous mourrez, que vous êtes un corps jouissant d’un mental et autres absurdités. Dans mon pays personne n’est né, personne ne meurt. Certains entreprennent un voyage, puis reviennent. D’autres ne le quittent jamais. Quelle différence cela fait-il puisqu’ils voyagent dans le pays des rêves, chacun enveloppé dans son propre rêve. Seul l’éveil est important. Il suffit de reconnaître le « je suis » comme réalité, et aussi comme amour. 

Extrait de « Je Suis » (entretien no 40), Édition des Deux Océans, 1982

lundi 6 septembre 2021

Je n’ai pas peur de la mort parce que je n’ai pas peur de la vie.

 

Question : Ne craignez-vous pas de mourir ?

Maharaj : Je vais vous raconter la mort de mon guru (Sri Siddharameshwar Maharaj).  Après avoir annoncé sa mort
prochaine, il cessa de se nourrir tout en ne changeant rien à sa routine quotidienne. Le onzième jour, à l’heure de la prière, alors qu’il chantait et tapait des mains avec vigueur, il mourut subitement ! Comme ça, entre deux mouvements, comme une chandelle qu’on souffle. Chacun meurt comme il a vécu. Je n’ai pas peur de la mort parce que je n’ai pas peur de la vie. Je mène une vie heureuse et j’aurai une mort heureuse. La misère, c’est d’être né, pas de mourir. Tout dépend du point de vue.

Extrait de « Je Suis » (entretien no 40), Édition des Deux Océans, 1982