vendredi 26 février 2021

Entretien du 04 janvier 1981


Maharaj : C’est seulement à cause de votre identification à l’entité corps-esprit que ce-qui-est n’apparaît pas comme tel.

Je vous en prie soyez clair là-dessus : il n’y a qu’une chose à comprendre, c’est que vous êtes le sans forme, l’au-delà du temps, le non-né. C’est parce que vous vous identifiez comme entité corps-esprit que votre conscience, qui est la conscience universelle, croît qu’elle est mortelle. Personne ne meurt parce que personne n’est né.

La multitude des formes est la manifestation de la conscience. Ce sont ces millions de formes qui sont créées et détruites, mais la conscience universelle elle-même ne naît pas et ne meurt pas. Imaginez si ces millions de formes qui ont été créées subsistaient, comment d’autres formes pourraient –elles être créées ? C’est parce que la conscience ne naît ni ne meurt que ces millions de formes sont créées et détruites ; le processus est sans fin. Comprenez que vous êtes cette conscience universelle sans limites. Ce qui est limité, ce qui est créé puis détruit, c’est seulement les choses à travers quoi la conscience se manifeste. Le potentiel entier de la conscience demeure, il est sans limites. Vous cherchez la connaissance à partir du point de vue de l’entité corps-esprit, en vous aidant du mental. Vous avez cette machine, vous avez le mode d’emploi, et vous vous identifiez complètement à elle, mais elle n’est pas vous. Vous n’avez aucun contrôle là-dessus, elle a fait son apparition et elle disparaîtra.

Je vous parle du point de vue de la conscience universelle et je sais que tous les corps tirent leur subsistance de l’extérieur et qu’ils disparaîtront sans laisser de traces.

 Extrait de Conscience et Absolu, Editions Les Deux Océans 1997


vendredi 8 janvier 2021

"Je Suis" Entretien 24 (extrait)


La vie quotidienne est une vie d’action. Que vous l’aimiez ou non, vous devez fonctionner. Tout ce que vous faites à votre profit s’accumule et devient explosif et, le jour de l’explosion, sème la dévastation en vous et dans votre monde. Quand vous vous leurrez, croyant travailler au bien de tous, cela ne fait que rendre les choses pires car vous ne devriez pas vous laisser guider par vos opinions sur ce qui est bon pour les autres. Un homme qui sait ce qui est bon pour les autres est un homme dangereux.

 Sri Nisargadatta Maharaj

"Je Suis"