lundi 6 avril 2009

Entretien du 10 mai 1981 (A la Source de la Conscience)

Maharaj : Ce que vous aimez le plus c’est ce « Je suis » lui-même, cette présence consciente, mais cela ne durera pas toujours !

Quand cette flamme s’éteint, a-t-elle enregistrée un profit ou une perte ? Que représente la flamme ?

Visiteur : La connaissance, la conscience…

M : Que va-t-il arriver à cette conscience ? Toute cette spiritualité existe uniquement pour le faire comprendre, pour le faire assimiler. Une fois éteinte, la flamme n’a plus rien à faire. De même comprenez bien ceci, une fois ce corps mort et la conscience éteinte vous n’avez plus besoin de rien faire. Possédant cette compréhension, faites ce que vous voudrez dans le monde.

Actuellement, vous êtes ligoté à cette identification au corps, c’est conceptuel. Mais la pensée même d’un profit ou d’une perte est annihilé lorsque la compréhension a lieu.

N’essayez pas de choisir, de décider « je dois faire ceci et pas cela ». Ne vous imposez rien, ne vous conditionnez pas par une certaine façon de vivre.

Une fourmi est sur vous, elle vous pique ; c’est ainsi que vous savez que la fourmi est là. C’est la même chose en ce qui concerne cette présence consciente « Je suis », sa perception est due à la présence du corps matériel.

Ayant bien compris cela, qui voudrait s’accrocher à cette vie matérielle ou la rejeter… ? La question ne peut pas se poser !

Si vous êtes imprégné de cette connaissance, malgré les multiples difficultés du monde aucun mal ne vous affectera.

Des propos aussi abruptes et énigmatiques, vous ne les trouverez pas ailleurs. Ailleurs on vous exposera certains concepts ayant surgis dans la conscience. Dans ces concepts d’autres concepts seront développés et vous vous égarerez ! Les concepts relevant de la conscience, quels qu’ils soient, sont sans réalité. Le monde écoutera-t-il de tels propos ?

Qu’est-ce que vous êtes ? Etes-vous ce principe « naissance », ce corps résultat des sécrétions de vos parents ? Celui qui reçoit en lui cette révélation est libéré de tous les problèmes de famille ou du monde.  

Extrait de A la Source de la Conscience, Editions Les Deux Océans, 1991

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire